Rubrique personnalités de la photoAlors que sa première exposition (notre présentation) réunit Pondichéry et la ville de Lorient dans un flashback historique d''une époque coloniale où le commerce des épices et des soieries enrichissait les deux villes, Didier Cholodnicki bouillonne de projets en relation avec une Inde qu'il affectionne particulièrement. Nous lui donnons aujourd'hui l'opportunité de se faire mieux connaître et de nous révéler ses secrets de photographe...

Indeaparis.com : Bonjour Didier Cholonicki. Vous êtes un grand amateur de l'Inde mais combien de fois y êtes-vous allé et quels sont les endroits qui vous ont le plus marqué ?
Didier Cholonicki : 2 séjours dont le premier a eu lieu il y a maintenant 5 ans. Pendant 2 mois ,nous avons voyagé avec les moyens locaux entre Delhi et Mumbai. Je suis photographe auteur et je n'ai pas visité l’Inde comme un touriste. Je préfère déambuler pour essayer de capter les ambiances de ce merveilleux pays. Cela ne m'a pas empêché de visiter le fort rouge ,la tour de Qutb Minar, le tombeau d’Humayun, la mosquée Jama Masjid.Et puis Fatehpur sikri, Agra, le Taj Mahal, Gwalior, Khajuharo, Sanchi, Bhopal, Omkareshwar, Moreshwar, Mandu, Orchcha, et enfin Mumbai. Puis le dernier voyage, à Pondichéry pour réaliser le premier volet de la résidence d’artiste avec la ville de Lorient. De nouveau Mumbai, et traversée sur deux jours en train jusqu'à Madras.(très bonne expérience)

Q : Quels sont les aspects de l'Inde qui vous motivent le plus d'un point de vue photographique ?
R : Ce mélange entre douceur et violence. On retrouve cela sous forme très symbolique à Pondichéry dans l’opposition qui existe entre la ville noire et la ville blanche ou encore, entre le calme régnant dans les lieux de culte et la rue. Pour moi cela représente la vie.

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Q : Et entre argentique ou numérique  quelle est votre préférence ?
R : Ce n’est pas une question essentielle étant donné que ce qui m’importe c’est le « rendu final sur la papier. Aujourd’hui j’utilise un appareil numérique pour des raisons de place (plus de centaines de pellicules photo à porter et à passer aux aéroports, sans compter les problèmes des radiations dues aux passages de plus en plus fréquents aux rayons x). Il me faut juste ,maintenant des cartes mémoires que l’on met dans sa poche dont on peut très facilement inscrire les données sur cd-rom. Je n’ai eu aucun mal à trouver un café internet à Pondy pour le faire.
 
Q : Quel matériel avez-vous utilisé sur place ?
R : Nikon F60, 10 cartes de 1Go et un carnet de notes.
 
Q : Quels conseils donneriez-vous aux photographes qui se rendent en Inde ?
R : Aucun, si ce n’est d’avoir la possibilité de prendre son temps.
 
Q : Avez-vous d'autres projets en Inde ?
R : Un projet qui me tiens beaucoup à cœur consisterait à faire le tour de l'inde en train et proposer ainsi un panorama de l'inde d'aujourd'hui. Je serais aussi très intéressé de faire un reportage sur les populations les plus défavorisées des environs de Pondichéry car elles contrastent singulièrement avec celles de la ville blanche.

Merci Didier du temps que vous avez consacré aujourd'hui à partager votre expérience de l'Inde avec nos amis photographes. Nous vous souhaitons que cette exposition lorientaise sera un succès et vous apportera tout ce dont vous avez besoin pour la réalisation de vos nombreux projets...