Le Kaveri - Haute gastronomie indienne à Paris Ouest et Haut-de-Seine

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 Malabika Sen, célèbre
danseuse de Kathak

Le kathak est une des sept danses classiques principales de l’Inde, et certainement l’un des arts théâtraux les plus dynamiques au monde. Le mot kathak vient de katha, qui signifie l’art du conteur. il est aussi synonyme de la communauté d’artistes connue sous le nom de kathaka, dont la profession, transmise de génération en génération était de conter des histoires tout en instruisant. Avec la danse, la musique et le mime, ces conteurs de l’Inde ancienne donnaient vie aux écritures et grandes Epopées des temps anciens, notamment le Mahabharata et le Ramayana, mais aussi les Purana de la littérature sanskrite.

De sa forme originelle de dévotion aux divinités hindoues, le kathak est peu à peu sorti de l’enceinte des temples pour entrer dans les cours royales des Maharajas hindous et Nawabs musulmans. La richesse culturelle de ces rois, et leur goût prononcé pour le divertissement, une nouvelle classe de danseuses et de courtisanes vit le jour. ces jeunes femmes divertissaient les Cours par leurs gracieux mouvements. Bien plus tard, au milieu du 19e siècle, le kathak devint bien plus qu’une simple forme de divertissement : il fut en effet dès lors considéré comme un art classique à part entière.

ghungroo.jpgIl existe trois gharanas (écoles) de kathak : la gharana de Lucknow, liant émotions et finesse des gestes ; celle de Bénarès, où prédominent les improvisations de virtuosité rythmiques ; et enfin, celle concernée par ce spectacle, la gharana de Jaipur, où l'accent est mis sur le tournoiement et le rythme des pieds. Le martèlement clinquant de ces derniers, dont les chevilles sont enlacées de ghungroo (grelots au nombre d'environ 250), se synchronise aux énoncés rythmiques des syllabes bol. Cette pulsation devenue frénétique remémore le tourbillon éternel de Shiva, dieu de la danse. Satyajit Ray était parvenu à la capter dans son fameux Salon de musique, à l’instant même où les lustres tremblaient…


Le kathak moderne est devenu un art très populaire, et nombreux sont les jeunes danseurs indiens ou mêmes étrangers qui se sentent attirés par l’esthétique impressionnante de cette danse, et la possibilité qu’elle représente de combiner des éléments rythmiques abstraits (nritta) avec des mouvements narratifs et très expressifs (nritya).

Le kathak se transmettait de génération en génération, du père à son fils, du Guru à son disciple. Pandit Birju Maharaj, de l’école dite de Lucknow, est l’héritier d’une longue lignée de danseurs, et son père tout comme ses oncles ont largement contribué à introduire le kathak dans le 20e siècle. Fils de Acchan Maharaj, il apprend le kathak avec son père jusqu’au décès de celui ci. Puis ses oncles continuent son apprentissage et alors il combine en lui les points forts de ses trois Gurus.

Une représentation type de kathak style Lucknow se déroule suivant des étapes bien précises, chacune correspondant à un rythme et une dynamique plus rapide et intense que la précédente. Pour honorer les dieux, le danseur va tout d’abord exécuter un vandana, ou prière. Puis vient une prestation plus expressive, reposant sur l’art de la suggestion : le danseur donne vie à une chanson, comme par exemple un Ghazal, et ainsi conte une histoire au spectateur. Dans la dernière partie de sa représentation, la plus rapide, le danseur entame souvent un duel rythmique amical (jugalbandi) avec le joueur de tabla : l’un doit alors imiter le rythme de l'autre.

Pour en savoir plus
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