Le Kaveri - Haute gastronomie indienne à Paris Ouest et Haut-de-Seine

Le Kaveri - Haute gastronomie indienne à Paris Ouest

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Rubrique journée culturelle autour de l'IndeComme chaque année, le festival Les Orientales amène nombre d'artistes et d'évènements venus d'Orient et particulièrement d'Inde dans la ville de Saint-Florent-le-Vieil sur les rives de la Loire, entre Nantes et Angers. Cette année, pour sa onzième édition, le Festival met l'Inde à l'honneur avec concerts, spectacles de danse et de nombreux films dont certains inédits en France comme Sheshnaag, Amal, Ramchand Pakistani et bien d'autres. Bref une programmation exceptionnelle du 27 juin au 5 juillet 2009...

La danse de l'enchanteresse f
La danse de l'Enchanteresse de Brigitte Châtaigner

Samedi 27 et dimanche 28 juin 2009 • atelier a 11h
Danse mohini attam
Avec Brigitte Chataignier • inde du sud

Les amples circonvolutions du buste, le plié très souple des jambes, le battement rigoureux des pieds, caractérisent cette danse de style lasya, féminin et gracieux. Ôde à la féminité, le mohini attam ou "danse de l’enchanteresse" tire son origine de la mythologie hindoue : le dieu Vishnou, Grand préservateur de l'Ordre du Monde, prit à plusieurs reprises l’apparence séductrice de Mohini pour vaincre les démons. Autrefois dansé dans l'enceinte des temples kéralais, ce style connut son apogée au XIXe siècle à la cour du Mahârâjah Swati Tirunal. Tombé en discrédit, il fut réhabilité par Vallathol, fondateur de l'Académie du Kalamandalam en 1930.
Le stage et les ateliers, destinés respectivement aux danseurs de tous niveaux et aux novices, consistent en une initiation au rituel de la salutation, aux exercices de préparation physique, aux frappes de pieds en rythme. Quelques adavus (ou pas composés) sont ensuite étudiés avant d’aborder le langage des mains (mudras) et le jeu des expressions (abhinaya).
Brigitte Chataignier, reconnue en Inde comme en Europe, est l'une des rares artistes à maîtriser le Mohini Attam. Formée dès 1986 selon la tradition auprès des grands maîtres, elle fonde en 1995 avec Michel Lestréhan la Cie Prana, consacrée aux arts du Kerala et à la création chorégraphique contemporaine.

Dossier de présentation du stage et formulaire d’inscription à télécharger sur
www.lesorientales.fr.

Ferme des Coteaux • stage : 60€ • ateliers : 11€

Samedi 27 juin 2009 • 19h
Pandit Debashish Bhattacharya et Driss El Maloumi
Creation • Slide Guitare et Oud • Inde Du Nord / Maroc
Deux virtuoses vagabondant entre l’univers du raga et du maqâm se rencontrent…

Désormais, les grands maîtres musiciens du monde se rencontrent et réinventent les voies de communication d’un Orient qui, autrefois, s’incarnait dans les caravansérails de la Route de la soie ou les comptoirs de l’Océan Indien.
Accompagnés de leurs frères respectifs, Pandit Debashish Bhattacharya et Driss el Maloumi originaires des deux extrémités de l’Orient jouent ainsi ensemble le temps d’un été. La beauté de leur talent conjugué provient sans doute de ce glissement de cordes qu’ils aiment étirer à l’infini. Issu d’une famille d’artistes bengalie, Debashish est initié enfant au chant classique mais préfère finalement la guitare. Il aura les plus grands musiciens comme gurus. Dans une démarche de pionnier, il conçoit une véritable "Trinité" : Chaturangi, guitare aux quatre couleurs, mêlant les timbres des nobles rudra-vina, sitar, sarod et violon ; Gandharvi, guitare "cosmique" au son d’or ; et la petite dernière, Anandi, guitare "de joie" aussi vive qu’un ukulélé.
 

Debashish Bhattacharya
Pandit Debashish Bhattacharya

 Driss est né à Agadir en terre berbère. Ce luthiste, bien connu du monde traditionnel pour son désir de rencontres, met son savoir au service de la poésie, du jazz, du baroque ou des musiques d’Afrique avec le projet 3MA. Voyageur, son style aventureux est à la lisière entre patrimoine légué et nouveaux territoires.

Avec Debashish Bhattacharya, slide guitare • Driss el Maloumi, oud • Subhasis Bhattacharya et Saïd el Maloumi, percussions.

Abbatiale • près du chœur (a): 17€ / 15€ • nef centrale (b): 14€ / 12€

Samedi 27 et dimanche 28 juin 2009 • de 15h a 17h
Sari ou l’art du drape indien
Avec Chantal Jumel Et Betty Jovenet • Inde

Sans le moindre point de couture, les lignes fluides verticales, ondoyantes ou courbes du sari se fondent entre elles pour envelopper le corps de grâce. Quel voyageur n’a pas été ému par l’élégance nonchalante d’une Indienne revêtue d’un sari ? Ce grand rectangle de coton, de soie ou de polyester se prête à d’infinies variations, tant dans la façon de le revêtir que dans la signification qu’il porte. L’art du drapé se décline en effet selon les régions, l’appartenance et l’activité sociale, ou la croyance religieuse. Pour le bonheur des dames et des jeunes filles, cet atelier apprend comment plisser et porter ce vêtement ancestral. Un sari vous est prêté pour la durée du cours mais libre à vous de venir avec le vôtre. Chantal Jumel, spécialiste des peintures éphémères kolam-kalam et des arts rituels fé inins du Sud de l’Inde et Betty Jovenet, styliste et plasticienne experte dans l’art des fresques domestiques thapa du Rajasthan, partagent une passion commune : cet art des drapés indiens…

Salle Louis Aragon • Abbaye • 11€ (photo souvenir offerte)

Dimanche 28 juin 2009 • 17h
Dans les pas de Milarepa
D’apres les textes de mMlarepa et de M.-J. Lamothe • Tibet
La vie du poète yogi Milarépa a des allures de légende, que sa traductrice Marie-José Lamothe éclaire de son voyage. "Rejetez ce que l'égoïsme fait paraître bien mais qui nuit aux créatures. Faites ce qui paraît péché mais profite aux créatures. En un mot, agissez de manière à ne pas rougir de vous-mêmes." D'abord formé aux pratiques bön pour exercer la magie noire et venger sa famille, Milarépa (1040 – 1123) se repentit finalement, en s’engageant dans la voie du bouddhisme tantrique auprès de Marpa, très grand saint yogi tibétain. Soumis à de terribles épreuves, puis initié à divers enseignements, il se retira en haute montagne, où il médita et composa Les cent mille chants. Ce texte improvisé fut offert à une délégation de
villageois venue le prier d’interrompre quelque temps son ascèse pour séjourner parmi eux. Milarépa y résume son parcours spirituel et évoque les joies profondes d’une retraite dans la solitude. Floriane Gaber restitue le récit de voyage que Marie-José Lamothe, partie sur les traces de Milarépa, a ponctué de ses textes.
Œuvres complètes : La Vie ; Les cent mille chants de Milarépa • Traduction du tibétain et présentation par Marie-José
Lamothe, Ed. Fayard, coll. Les indispensables de la spiritualité, 2006.
Salle du Chapitre • Abbaye • 6€

Dimanche 28 juin 2009 • 17h
Dimanche 5 juillet • 17h
Magic India
Creation • Ciné Spectacle • Inde du Nord

Les enfants et leurs parents sont conviés à une véritable rêverie à travers l’Inde du cinéma Bollywood et des fêtes traditionnelles. La magie est l’expression du surnaturel, de l’invisible et du divin. En Inde, lors des fêtes religieuses, l’illusionnisme et l’acrobatie étaient ainsi pratiqués dans l’enceinte du temple, pour imager le pouvoir des dieux et déesses. La figure du fakir que Tintin découvre au cours de sa résidence chez le Maharadja de Rawhajpoutalah continue d’exister aujourd’hui grâce à ces saltimbanques qui sillonnent, pour un temps encore, le pays. Venus de Kathputli Colony à Delhi et du Rajasthan, les magiciens invités aux Orientales, qu’ils soient de la caste hindoue des Bhats ou qu’ils appartiennent à l’ordre musulman des Qalandars, associeront leur talent à une autre tradition, plus récente : le cinéma. Dès ses balbutiements, celui-ci a réinventé la magie artisanale à grand renfort d’artifices bollywoodiens. Au fil du spectacle, des extraits de films évoqueront ainsi les épopées historiques, le monde traditionnel et religieux de l’Inde.  Des campements gipsies aux grandes cours mogholes, le sous-continent apparaît décidément comme un univers coloré et fantasmagorique, capable de réactiver l’imaginaire de l’enfance…
Sélection Jeune Public / Programme Ciné Rama
Auditorium Julien Gracq • Abbaye • 11€ / 9€

Vendredi 3 juillet • 23h
Tambours de la nuit
Jugalbandhi • Rajasthan et la Réunion

Gazi Khan Barna et Firoze Khan, maîtres des percussions du Rajasthan, rencontrent les Tambours Sacrés de La Réunion. Le jugalbandhi est une joute, un véritable défi rythmique entre des musiciens d’horizons différents. Sous les étoiles et les lumières multicolores de Chota mela, le Rajasthan et l’Ile de La Réunion s’affrontent. Gazi Khan Barna, maître des kartals, ces plaquettes de bois libres percutées dans chaque main, a joué avec les plus grands artistes du monde, du Brésil au Japon. Cette nuit, autour du feu, il défiera la force tellurique des tambours malbars des temples de La Réunion.
Terrasses de L’abbaye • Accès libre

Vendredi 3 juillet • 21h
Shashank et Pandit Vishwa Mohan Bhatt
Creation • flute bansuri et luth mohan vina • Inde du Sud / Inde du Nord

shashank.jpgDeux virtuoses portent la richesse mélodique et rythmique des traditions carnatique et hindoustani à son apogée. Le bansuri, flûte de bambou, est sans doute l’instrument qui exprime le mieux l’union du divin et de la nature, tout comme dans la musique soufie, le ney, flûte de roseau, incarne le souffle céleste. La représentation du Seigneur Krishna charmant les jeunes bergères gopis de ses mélodies voluptueuses, emphatise cette image harmonieuse d’une nature portant nos sens vers la contemplation.
C’est à Adélaïde en Australie que Shashank donne son premier concert ; il a tout juste onze ans. Aujourd’hui, avec son apparence d’étudiant retiré dans un monde lunaire, sa flûte sous un bras et son ordinateur portable sous l’autre, il entre doucement dans le sacro-saint cercle des grands maîtres de la musique classique, là où se bâtissent les légendes.
Pandit Vishwa Mohan Bhatt, autre prince de la musique indienne, est lui originaire de Jaipur, au Nord. Il est le créateur de la mohan vina : douze cordes sympathiques et quatre cordes pour jouer en font une guitare hybride aux sonorités hawaïennes. Aux yeux de Vishwa Mohan (respectivement "le monde" et "la grâce"), "la musique est le langage que Dieu crée pour l’humanité. (…) La musique est le moyen de parler à Dieu. Chaque fois qu’[il] joue, [il] adore dans [son] esprit la déesse Saraswatî, symbole de connaissance et de sagesse." Au fil de ce jeu de maîtres, les aigus exacerbés de la mohan veena semblent narguer le timbre grave et méditatif du bansuri, offrant alors une palette acoustique d’une incroyable richesse.
Avec Shashank Subramanium, bansuri • Pt. Vishwa Mohan Bhatt, mohan vina • Parupalli Phalgun, mridangam • Pt. Ramkumar Mishra, tabla

Suivi de tambours de la nuit
Café Oriental • 13€ / 11€

Samedi 4 juillet • 11h
Ashar Khan Manghaniyar
Le maître de la satara et du murali • Rajasthan, Inde du Nord
Vision du désert  : le maître de la flûte satârâ et de la clarinette murali invite à une traversée onirique du désert de Thâr. Les musiciens manghaniyars, contrairement à la caste des Langâs, n’utilisent pas ou très peu les instruments à vent. Ashar Khan Manghaniyar fait donc figure d’exception au sein de cette communauté. Pratiquant la technique du souffle continu (nàksãsì), il est capable de jouer aussi bien la double flûte pastorale satârâ, que de la double clarinette murali. La première, à bec et en bois, possède deux tuyaux séparés, l’un réservé au bourdon et l’autre à la mélodie. Le terme murali s'applique à différents aérophones en Inde, de la flûte traversière à trous vamsa à la flûte en bambou bansuri que l'on retrouve entre les mains du dieu Krishna, autrement nommé Muralidhara ("Celui qui tient la flûte"). Mais dans la tradition populaire du Rajasthan et du Pakistan, il s'agit d'une double clarinette agrémentée d'un réservoir de bois, ou de gourde vidée puis séchée, et de deux tubes collés ensemble au moyen de cire. La suavité aérienne qui émane de la flûte satara contraste avec la rudesse de la clarinette murali aux notes aiguës et acérées.

Salon de Musique au Palais Briau (Varades) • 13€ / 11€

Samedi 4 juillet • 16h30
Pandit Vishwa Mohan Bhatt et les musiciens du Rajasthan
Desert Slide • Rajasthan, Inde Du Nord

Vision du désert II : les circonvolutions de la mohan vina s’allient aux harmonies vocales d’Anwar Khan Manghaniyar, dans une sorte de long travelling à travers l’immensité du désert. Pandit Vishwa Mohan Bhatt, que nous aurons découvert la veille en duo avec Shashank, revendique sa filiation avec Tansen, maître de musique à la cour d’Akbar au XVIe siècle. Mais cela ne l’empêche nullement de se faire inventeur, à la façon de Pandit Ravi Shankar dont il fut le premier disciple ou de son confrère Pandit Debashish Bhattacharya avec lequel il partage un même amour de la slide guitare. La création de la mohan vina, cet instrument du divin à la fois guitare et sitar, autorise ainsi des sons bluesy et hawaïens, et oblige à s’aventurer au-delà des techniques de jeu traditionnelles, déjà fascinantes.
Vishwa Mohan, littéralement "le charmeur du monde", a travaillé avec Ry Cooder, Taj M ahal et Simon Shaheen. Il retrouve avec plaisir ses voisins du Rajasthan : Anwar Khan Manghaniyar, Gazi Khan Barna et d’autres musiciens de Jaipur. Le fameux CD Desert slide fut le prétexte d’une rencontre fraternelle, que nous revivrons au cours d’un moment d’anthologie.
Cafe Oriental • 11€ / 9€
 

Pandit Vishwa Mohan Bhatt
Pandit Vishwa Mohan Bhatt

 

Samedi 4 juillet • 22h
Prem Sanyas (La Lumiere de l’Asie)
Creation • Cine Concert • Inde Du Nord
Le chef-d’œuvre du cinéma muet indien réalisé par Franz Osten en 1929 est mis en musique par l’ensemble Divana.
Franz Osten, cinéaste allemand prolifique disparu en 1956, réalisa un nombre impressionnant de films et participa même au lancement des célèbres studios Bombay Talkies. Empreints d’un grand mysticisme, respectant assez la culture indienne pour ne pas corrompre l’atmosphère de l’époque ou la beauté de son environnement, ses films sont joués par des Indiens que le destin a fait comédiens. La Lumière de l’Asie évoque l’enfance et l’adolescence de Bouddha, alors Siddhârtha Gautama le fils tant attendu du roi Suddhodana. Après avoir grandi dans un monde clos et protégé, le jeune homme s’échappe du palais et découvre la misère, la maladie et la mort. Un ermite lui ouvre la voie de la révélation. Ce film est un prétexte pour découvrir la vie somptueuse et les traditions des rajahs de l’époque, leur quotidien dans l’enceinte des forteresses qui surplombent encore aujourd’hui le Rajasthan. Le monde étranger et fascinant qui s’offre à nos yeux semble encore épargné par la séparation du réel et du mythe. Les plus grands musiciens des castes manghaniyars du Rajasthan, anciennement au service des seigneurs hindous, restituent la musique originelle de cette image d’un autre temps.

Prem Sanyas (La Lumière de l’Asie) • Film de Franz Osten, 1h37, muet STF, 1929 • Inde / Allemagne •
Scénario de Niranjan Pal, d’après un poème d’Edwin Arnold

Suivi de The Rising : Ballad of Mangal Pandey

Programme Ciné Rama
Cafe Oriental • 15€ / 13€

Samedi 4 et dimanche 5 juillet • de 11h a 13h
Percussions malbars

avec les tambours sacrés de La Réunion • La RéunionL’authentique tambour malbar (ou malabar) a retrouvé une incomparable modernité sur l’Île de La Réunion. Précieusement conservée par les descendants des engagés hindous dans les usines sucrières de l’île, la rythmique jouée par les Tambours Sacrés de La Réunion, ensemble fondé en 1996 par Philippe M’Roimana, séduit les néophytes et les musiciens avertis. Les sons s’enroulent en spirales, portant l’assistance vers une transe profane à laquelle aucun danseur ne résiste. Deux types de tambours sont utilisés dans le cadre de cet atelier : le tappu ou tambour à proprement parler (cercle en fer recouvert de peau) et le môlon ou morlon (cylindre recouvert d’une double peau, aiguë et grave). Fabriqués par le tambourier, chaque pièce, chaque fût, est un instrument unique. Dans un premier temps, le novice se familiarise avec la facture de l’instrument et ses spécificités acoustiques. Puis vient le moment de tendre l’instrument avec la flamme. Enfin l’heure est à l’initiation autour de la frappe magique, d’où émergent des rythmes volcaniques.

Ferme des Coteaux • 11€

Les vendredis de 19h A Minuit
Les samedis de 12h30 A 1h
Les dimanches de 12h30 A 22h

 

Chota Mela
Une Fête indienne et son café • Tours de magie, musiques et jeux • Inde
Destinée aux enfants et leurs parents, Chota mela présente trois illusionnistes du Rajasthan, un potier du Tamil Nadu, des musiciens itinérants, ainsi que des jeux du monde. Chota mela (la "petite fête" en hindi) recrée l’ambiance des villages indiens, du Rajasthan à l’Orissa. Ces
véritables kermesses dédiées aux divinités locales prolongent l’atmosphère des fêtes médiévales. Le lieu est animé par trois magiciens : le fameux Raffan Khan, Sakir Ali et son fils Imran. Jeux de sarbacanes, cartes et toupies, disparitions, démultiplications,
lévitation… Parmi la multitude de tours qu’ils maîtrisent, leur prestation la plus célèbre est sans doute celle de la corde enchantée : une corde se dresse dans le ciel comme un cobra, atteignant plus de sept mètres de haut ; les enfants peuvent alors y grimper. Ce tour de magie de l’Orient ancien, mentionné dans Les Mille et Une Nuits, se pratiquait sur les places publiques d’antan. Successeurs des derniers fakirs (de l’arabe faqir, "pauvre", utilisé dans le monde soufi au sens de renoncement), Raffan Khan et ses confrères appartiennent
à la communauté qalandar que l’on trouve encore dans le quartier de Shadipur Depot à Delhi ou dans certaines régions telles que le Rajasthan. À l’origine, le qalandar est un saint musulman pratiquant l’ascèse. Un grand nombre de communautés de saltimbanques circulant dans les régions himalayennes, se sont affiliées à l'ordre des Qalandar, dont le représentant le plus célèbre est Lal Shahbaz Qalandar, né en Iran en 1177 et émigré au Sind. Retrouvez également sur le site Munusamy Villiarnur Krishnan, potier réputé du Tamil Nadu.
Terrasses de l’Abbaye • Accès libre

 

Les Tambours Sacrés de La Reunion
Percussions malbars • La Réunion
Les puissants rythmes malbars, que les Réunionnais doivent à leurs aïeux tamouls, sont les derniers témoignages vivants d’une pratique rituelle.
On appelle malbar, en créole, les descendants des Tamouls qui après l’abolition de l’esclavage, quittèrent l’Inde pour La Réunion, afin d’y travailler dans les plantations où ils subissaient une forme de salariat forcé (connue sous le nom d’"engagisme"). Aujourd’hui, l’île est peuplée de temples et la nuit, dans certains lieux consacrés, résonnent encore les percussions rituelles. Le tappu, ce tambour sur cadre circulaire frappé avec deux baguettes est sans nul doute le plus répandu. Il provient directement du sud de l’Inde, où il reste intégré aux cérémonies villageoises hindouistes. À La Réunion, il accompagne la fête dédiée à Maliémin ou celle de Kali. La technique de jeu du môlon, tambour cylindrique à double membrane, alterne frappes à main nue et frappes exécutées au bâton. Le sakti, du nom de la déesse indienne, est un tambour sur cuvette qui donne une couleur musicale particulière à la procession de la Marche sur le feu. Aujourd’hui, cet héritage inspire nombre de jeunes en quête d’une identité musicale métisse. Ceux que nous accueillons ont entre 10 et 25 ans.
Instants Nomades • Sur le site du Festival • Accès libre

Le Programme Ciné Rama
L’Inde en 35 Mm
La Troisième sonnerie a retenti
Le rideau de velours pourpre est sur le point de se lever. Les lumières baissent progressivement jusqu’à ce qu’il ne reste que les panneaux lumineux SORTIE, luisant comme des braises dans la salle obscure. Les vendeurs de pop-corn et de boissons fraîches  commencent à partir. Le générique commence à défiler, Salim connaît tout le monde dans ce film. Il sait qui est le costumier, qui est le coiffeur, qui est le maquilleur. Il connaît le nom du directeur de production, du contrôleur financier, du preneur de son et de chaque assistant. Dans ce film, Armaan joue un gangster. Un gangster au grand cœur. Il dépouille les riches et distribue l’argent aux pauvres. Au passage, il tombe amoureux de l’héroïne, Priya Kapoor et chante six chansons."Vikas Swarup, Les fabuleuses aventures d’un Indien malchanceux qui devient milliardaire (Slumdog Millionnaire). Les débuts du cinéma indien, étroitement liés aux arts traditionnels et au théâtre populaire, sont sans doute à l’origine de son engouement pour les intermèdes chantés et dansés et pour ses interprétations excessives, qui peuvent parfois sembler désuètes. Le spectacle fabriqué à Bollywod (contraction de Bombay et Hollywood) a un large champ d’inspiration : mélodrame amoureux, comédie musicale, pantalonnade historique, fresque épique, "western curry", vaudeville bouffon ou drame antique. Il exalte à sa manière les différentes castes de l’Inde, loue le courage des acteurs et la grâce des actrices et réinvente sans cesse les mêmes histoires, entre amours impossibles, injustices sociales et aventures des héros dacoïts locaux… Avec ou sans trucages, destinés au monde rural et traditionnel comme aux travailleurs de la rue, les scénarios se nouent autour des modes "flower power" des sixties, jacksoniennes des années 80 ou rap des années 90.

Avec près de 800 productions annuelles, le cinéma indien résiste pourtant aux étiquettes et aux genres soigneusement cloisonnés de l’Occident. Parce qu’avec 1 milliard 200 millions habitants, 23 langues officielles et huit religions, chaque région développe sa propre expression cinématographique, miroir de la société et de ses aspirations. Aux films masala, hindîs et commerciaux, se mêle ainsi un cinéma d’auteur foisonnant. Grande nouveauté de cette 11e édition, le programme Ciné Rama présente deux créations, deux rencontres, une exposition et surtout 16 films, du nord au sud de l’Inde. Grâce au dessin animé et aux effets spéciaux des années 80, les divinités traversent l’écran, nous rappelant l’importance du sacré en Inde. Les films de société, entre réalisme et fantaisie, glorifient le monde paysan ou héroïsent les femmes. Les reconstitutions historiques évoquent les méfaits de l’occupation britannique et ses conséquences. Le statut de l’artiste, selon le schéma social traditionnel, est tantôt célébré à travers des œuvres contemplatives, tantôt dénigré à travers la figure de la danseuse, courtisane de mauvaise vie.

Autour du cinéma

Deux créations
Dimanches 28 juin 2009 et 5 juillet 2009 • 17h
Magic India

Création • Ciné Spectacle • Inde du Nord
Les enfants et leurs parents sont conviés à une véritable rêverie à travers l’Inde du cinéma Bollywood et des fêtes traditionnelles.

Selection Jeune Public
Auditorium Julien Gracq • Abbaye • 11!€/ 9€

Samedi 4 juillet 2009 • 22h
Prem Sanyas (La Lumiere de l’Asie)
Creation • Cine Concert • Inde Du Nord

Le chef-d’œuvre du cinéma muet indien réalisé par Franz Osten en 1929 est mis en musique par l’ensemble Divana.
Café Oriental • 15€ / 13€


Samedi 27 juin 2009 • 14h30
Filmer la danse en inde
Projection du film documentaire la Danse de l’Enchanteresse + rencontre avec Brigitte Châtaignier, chorégraphe et co-réalisatrice du film
Comment raconter la danse lorsqu’elle est elle-même narration ? Une chorégraphe et un cinéaste s’associent pour imager la noblesse du Mohini Attam. "Lorsque vous êtes au cœur d’une expérience, vous ne pouvez pas en avoir une pleine compréhension. Ce n’est que lorsque vous prenez de la distance que vous avez une idée globale. La Danse de l’Enchanteresse célèbre l’art du Mohini Attam. Cet hommage aux grands maîtres de danse entrelace séances de répétitions, récitals et moments de la vie domestique. On est saisi par la grâce et la concentration des danseuses, la profondeur des sentiments qui affleurent sur leur visage, leurs mouvements amples et délicats. Ces reines parées de blanc et de brocards sont dédiées à l’Amour, mythique ou prosaïque. Des temples aux palais, en silence ou en musique, Adoor Gopalakrishnan pose sa caméra à distance et livre un précieux témoignage de la relation maître-disciple. Brigitte Chataignier nous parle de la danse Mohini Attam dans son contexte social et revient sur la genèse du film et son tournage. Elle aborde aussi sa complicité avec le cinéaste kéralais, dont les œuvres humbles et poétiques n’appartiennent ni à la veine intellectuelle bengalie ni à la mouvance commerciale.

La Danse de l’Enchanteresse
Film d’Adoor Gopalakrishnan et Brigitte Chataignier, 1H15, vostf, 2008 • Inde du Sud / France

Auditorium Julien Gracq • Abbaye • 6€

Samedi 4 juillet 2009 • 13h (film) et 14h30 (rencontre)
Bollywood, l’envers du decor
Projection du film cosmic city ou l’invasion de Bombay par les robots + rencontre avec Emmanuel Grimaud, anthropologue, chercheur et réalisateur

Le jeune chercheur du CNRS spécialiste de la représentation visuelle et du rôle de l’image dans la culture indienne livre quelques secrets de fabrication de l’industrie cinématographique :  "Je suis tombé dans le monde indien comme Obélix dans la potion magique. A 14 ans, je voyageais avec mon père qui était diplomate. J'ai alors fait une chute, et failli me noyer dans le fleuve Indus, une des sept rivières sacrées de l'Inde."

Anthropologue, Emmanuel Grimaud débarque à Bombay en 1994 pour y faire une école d’acteur. Il devient l’assistant d’un monstre sacré du cinéma, Sanjay Leela Bhansali (Devdas), et filme plusieurs mois durant le travail en studio, des chorégraphies aux cascades, en passant par les effets spéciaux. C’est ce matériau qu’il présente aux Orientales dans le cadre de la rencontre. Mais sa curiosité ne connaît pas de limites : il s’intéresse également à Ram Dayal Srivastava, le sosie officiel de Gandhi, ou encore aux "dieux mécanisés"... A Bombay, le dieu Ganesh descend parmi les hommes pour ingurgiter les infortunes du monde. Cet événement est l'occasion d'une véritable course "mythotechnologique" chez les artisans qui conçoivent des mécanismes sophistiqués, des jeux de lumière et des bruitages psychédéliques ou des automates qui sortent des eaux… Tous les artifices sont bons pour donner aux dieux une nouvelle présence. Eloge du trucage entre ethnographie et science-fiction, le film Cosmic City, projeté en amont de la rencontre, est à la fois une expérience visuelle et un hommage au génie des fabriquants.

Cosmic City ou l’invasion de Bombay par les robots
Film d’Emmanuel Grimaud, 51’, tiré de l’ouvrage Dieux et Robots,
théâtres d'automates divins de Bombay, Les édition Archange minotaure, 2008.
Bollywood Film Studio • Ouvrage d’Emmanuel Grimaud, CNRS Editions, 2004.

Auditorium Julien Gracq • Abbaye
Film : 5€ • Rencontre : 6€

UNE EXPOSITION


Les vendredis • De 19h A 00h
Les samedis • De 10h A 01h
Les dimanches • De 10h A 22h
L’Inde s’affiche
Collection d’affiches de Stephane Guillerme • Inde

Graphismes épurés à l'extrême ou chargés à l’excès, fifties, modernes ou intemporels tapissent les murs décrépis comme les buildings du pays roi de l’image. Alors attablé dans une cantine népalaise, Stéphane Guillerme, alias Vijay Ji, scrute l’affiche qui lui fait face : un calendrier d’entreprise à l’encre dorée représentant Krishna et Radha. C’est sa première acquisition, durement négociée. Huit voyages plus tard, plusieurs milliers de papiers imprimés peuplent la maison bretonne du détective collectionneur. Du Nord au Sud de l’Inde, on voit défiler toute une imagerie populaire : divinités en vignettes, réclames pour les pétards à mèches de Diwali, photos de Shaktiman le super héros de la télé, reliques de pubs pour le cirque, affichettes éducatives how to be an ideal boy, stickers spécial rickshaws, sans oublier bien sûr l’incontournable affiche de Bollywood !
Présent tout au long du Festival, Stéphane Guillerme est écrivain, carnettiste et adepte du travail graphique et sonore.
Abbaye • Accès libre

16 FILMS


Vendredi 26 juin 2009 • 20h
Mother India
Fiction de Mehboob Khan, 2h52, VO hindi STF, 1957

Premier film indien à être nommé aux Oscars, Mother India est au cinéma de Bollywood, ce que La naissance d’une nation est à Hollywood : un hommage à la mère patrie autant qu’un manifeste cinématographique. Cette fresque paysanne ponctuée de chansons est portée par la star Nargis, héroïne glorifiée et symbole d’une Inde nouvelle, prête à livrer bataille et à regagner son indépendance.
Auditorium Julien Gracq • Abbaye
5€ l'unité

Samedi 27 juin 2009 • 10h
Zubeidaa
Fiction De Shyam Benegal, 2h32, VO hindi STF, 2001

Tiré d’une trilogie très applaudie en Inde, ce conte évoque la quête du jeune Riyaz (Rajit Kapoor), désireux de faire le jour dans le destin tragique de sa mère, l’actrice Zubeidaa (Karisma Kapoor). Une mise en abyme du cinéma, des années 50 à nos jours.
Auditorium Julien Gracq • Abbaye
5€ l'unité

Samedi 27 juin 2009 • 17h
Vanaprastham (La Dernière danse)
Fiction de Shajin. Karun, 2h, VO malayalam STF, 1998
Mise en musique par Pandit Zakir Hussain, cette œuvre magnifique oblige à la contemplation, tout en évoquant la tragédie de l’artiste traditionnel. Dans une société qui se désacralise peu à peu, le comédien de kathakali (théâtre rituel du Kérala) est confronté à la discrimination, en même temps qu’il est adulé pour les rôles divins qu’il interprète.
Auditorium Julien Gracq • Abbaye
5€ l'unité

lagaanSamedi 27 juin 2009 • 20h
Lagaan
Fiction de Ashutosh Gowariker, 3h40, VO hindi STF, 2002
Lagaan, Once upon a time in India, ou comment un village du Gujarat relève le défi d’un match de cricket pour se débarrasser de l’impôt sur les récoltes… Cette fresque, qui a fait le tour du monde, est aussi bien une comédie musicale qu’un western curry ou qu’un drame shakespearien. La musique est signée par le célèbre A.R. Rahman et c’est la superstar Aamir Khan au regard de braise qui a le premier rôle.
Auditorium Julien Gracq • Abbaye
5€ l'unité

Dimanche 28 juin 2009 • 10h
Dashavatar (Chaque époque a son héros)
Film D’animation De Bhavik, 2h, VO hindi STF, 2008

Initiation simple et ludique à l’épopée hindouiste du Mâhâbharata, ce dessin animé de grande qualité permet de comprendre comment Vishnou, le Dieu des Dieux, revient sous dix avatars pour sauver le monde. De l’époque du déluge où il s’incarne en poisson géant, jusqu’à celle des grands royaumes dominés par Rama, défile sous nos yeux l’histoire d’une humanité à la merci des forces célestes.
Sélection jeune public
Auditorium Julien Gracq • Abbaye
5€ l'unité

chokher_bali_1.jpgDimanche 28 juin 2009 juin 2009 • 12H30
Choker Bali
Fiction de Rituparno Ghosh, 2h12, VO hindi STF, 2003

Inspiré de l’œuvre de Rabindranath Tagore, ce film aux couleurs chaudes vogue entre cinéma d’auteur et film
Bollywood. La divine Aishwarya Rai, que l’on retrouve dans Jodhaa Akbar, incarne Binodini ("Sensuelle"), une veuve instruite aspirant à davantage de liberté, dans un Bengale secoué par les troubles politiques du début du XXe siècle.
Auditorium Julien Gracq • Abbaye
5€ l'unité

Dimanche 28 juin 2009 • 15h
Sanyogita (The Bride In Red)
Fiction de Sadashivam Rao, 1h27, VO hindi STF, 2005

"Peu importe qui je suis. (…) Je suis née une seconde fois quand mon nom a changé." Tels sont les premiers mots de l’héroïne Sanyogita (jouée par Divya Dutta) qui intègre par le mariage une famille rajpoute du Rajasthan. Ses sentiments et réflexions prennent corps à l’écran, sa présence charnelle emplit le paysage désertique et sombre… Entre tradition et émancipation, un film éblouissant.
Auditorium Julien Gracq • Abbaye
5€ l'unité

Dimanche 28 juin 2009 • 18h30
Har Har Mahadev
Fiction De Girish Manukant, 2h23, VO hindi STF, 1974
Décidément, la vie entre immortels et souverains n’est pas sereine. Heureusement que Shiva, seigneur des trois mondes et dieu de la destruction, est là pour remettre à leur place les egos démesurés. Trucages artisanaux et décors surréalistes mettent en scène les exploits de l’ascète qui daigne quitter ponctuellement sa méditation himalayenne.
Auditorium Julien Gracq • Abbaye
5€ l'unité

Vendredi 3 juillet 2009 • 20h
Pakeezah (Cœur Pur)
Fiction De Kamal Amrohi, 2h05, VO urdu STF, 1972
Pakeezah est l'un des grands classiques populaires du cinéma indien, une œuvre mélodramatique et musicale dans la meilleure tradition bollywoodienne. Alternant décors de carton-pâte et scènes extérieures aux couleurs vives, le film évoque le thème récurrent de la courtisane de mauvaise vie. Interprétée par la sublime Meena Kumari, qui connaîtra autant de drames que son personnage, Sahibjaan, danseuse à succès séduite par un prince, aura le même karma que sa mère.
Auditorium Julien Gracq • Abbaye
5€ l'unité

Samedi 4 juillet 2009 • 10h
Ramchand Pakistani
Fiction de Mehreen Jabbar, 1h45, VO urdu ST anglais, 2008
Réalisé par un producteur de séries à succès, ce film narre l’histoire vraie de Ramchand, jeune Pakistanais vivant en plein désert du Thar, dans une famille d’intouchables hindous. Son insouciance et son impétuosité le poussent à passer la frontière indienne ; il entraîne ses parents dans son sillage. D’un réalisme cru, sans fioritures, le récit se déroule pendant les tensions entre les deux pays en 2002.
Auditorium Julien Gracq • Abbaye
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Samedi 4 juillet 2009 • 17h
Sheshnaag
Fiction de K.R. Reddy, 2h27, VO hindi STF, 1990
Remake de Nagin, l’un des grands classiques noir et blanc du cinéma indien (1954), ce film s’inspire du mythe antique du serpent naga. S’il est révéré en Asie, c’est qu’on lui attribue l’origine de la vie : en sortant des eaux, il aurait assuré la création de l’univers. Bien des castes érigent ainsi le cobra au rang de divinité et en font une force positive, à rebours de notre culture chrétienne. Fantastique et kitsch à la fois, Sheshnaag met en scène l’affrontement des pouvoirs spirituels…
Auditorium Julien Gracq • Abbaye
5€ l'unité

Samedi 4 juillet 2009 • 20h
Amal
Fiction de Richie Mehta, 1h44, VO hindi ST anglais, 2004
Voici une fable moderne sur le thème "parfois les plus pauvres sont les plus riches !". A New Delhi, Amal, un humble conducteur de rickshaw, fait preuve d'une grandeur d'âme qui impressionne un millionnaire déguisé en vagabond. Réalisé par un cinéaste de la diaspora et primé à l’étranger, ce film marque par sa douce simplicité, à rebours des blockbusters indiens.
Auditorium Julien Gracq • Abbaye
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Samedi 4 juillet 2009 • minuit
The Rising : Ballad of Mangal Pandey
Fiction de Ketan Mehta, 2h30, VO hindi et anglais STF, 2005
Pour le néophyte, ce film est un excellent point d’entrée dans le cinéma de Bollywood. Mille sujets s’y croisent : l’amitié et l’amour bien sûr, le colonialisme et les aspirations patriotiques, les castes et la condition féminine, la cohabitation religieuse ou encore le capitalisme. Le jeu des meilleurs acteurs hindis du moment, les savoureuses chorégraphies, les décors somptueux en font un spectacle total. The Rising raconte l’émergence d’une figure emblématique et révérée de l’Inde : Mangal Pandey qui fut, en 1857, à l’origine de la révolte des Cipayes, premier mouvement pour l’indépendance.
Précède du Ciné Concert Prem Sanyas
Cafe Oriental
5€ l’Unite ou inclus dans le billet Prem Sanyas

Dimanche 5 juillet 2009 • 10h
Unni, l’autre histoire d’un enfant indien
Fiction de Murali Nair, 1h20, VO malayalam STF, 2005
Alors que ses amis sont des intouchables, Unni, petit garçon d’un village du Kérala, appartient à la caste des Naïrs, hindous de la côte Malabar occupant traditionnellement les postes importants. Les écoliers découvrent le monde qui les entoure, enchaînent les bêtises et rêvent… Abordant des thèmes sociaux et éducatifs, ce film initiatique, sensible et réaliste, est une primeur Les Orientales.
Sélection jeune public
Auditorium Julien Gracq • Abbaye
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Dimanche 5 juillet 2009 • 12h30
Jodhaa Akbar
Fiction De Ashutosh Gowariker, 3h33, VO hindi STF, 2008
Au XVIe siècle, les Moghols envahissent l’Hindoustan. Afin d’unifier le territoire en créant des alliances, le dernier héritier de la dynastie Jalaluddin Akbar ("Le Grand") épouse Jodhaa, princesse rajpoute qui vit comme un déshonneur cette union avec un guerrier ne reconnaissant pas ses dieux. Mais l’amour et la tolérance religieuse du monarque en décident autrement. Réalisée par l’auteur de Lagaan, cette romance historique rivalise de magnificences : palais des Mille et Une Nuits, champs de bataille meurtriers, intensité dramatique et intrigues politiques… Tout est là pour régaler nos sens.
Auditorium Julien Gracq • Abbaye
5€ l'unité

Dimanche 5 juillet 2009 • 18h30
Umrao Jaan
Fiction De Muzaffar Ali, 2H25, VO urdu ST anglais, 1981
Tiré d’un roman urdu écrit en 1899, ce succès indien raconte le destin d’une fillette kidnappée et vendue à la prostitution ; son éducation et ses dons pour la danse et le chant lui octroieront gloire et liberté. Muzaffar Ali restitue merveilleusement l’atmosphère raffinée de Lucknow au XIXe siècle ; la star Rekha obtient le prix de la meilleure actrice pour le rôle d’Umrao Jaan ; la voix d’Asha Bhosle nous berce avec ses ghazals traditionnels…
Auditorium Julien Gracq • Abbaye
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